Beaucoup d'entreprises s'appuient encore sur des systèmes d'information construits il y a quinze ou vingt ans. Ils fonctionnent, mais ils sont devenus difficiles à faire évoluer, coûteux à maintenir et peu adaptés aux attentes actuelles des clients et des collaborateurs. La question n'est plus de savoir s'il faut les moderniser, mais comment.
Le piège de la refonte globale
La tentation est grande de tout remplacer d'un coup : lancer un grand programme de refonte, construire un nouveau système complet, puis basculer. Sur le papier, l'approche est séduisante. Dans les faits, elle est très risquée.
- Des délais très longs : plusieurs années s'écoulent souvent avant la première mise en service, pendant lesquelles les métiers ne voient aucun bénéfice.
- Des budgets qui dérivent : la complexité de l'existant est presque toujours sous-estimée.
- Un système déjà dépassé : les besoins ont évolué entre le début et la fin du projet.
- Une bascule périlleuse : tout se joue en une fois, avec un risque élevé pour l'activité.
L'alternative : la modernisation progressive
L'approche progressive consiste à remplacer le système existant brique par brique. On isole un domaine fonctionnel, on le reconstruit avec des technologies modernes, on bascule les utilisateurs, puis on passe au domaine suivant. L'ancien système est ainsi progressivement vidé de ses fonctions, jusqu'à pouvoir être arrêté.
Chaque étape apporte de la valeur, le risque est réparti dans le temps, et l'entreprise peut ajuster ses priorités en cours de route en fonction des résultats obtenus.
Commencer par la valeur
Le choix des premières briques est déterminant. Deux critères guident la priorisation : la valeur apportée aux utilisateurs et aux clients, et le niveau de frein que représente la brique actuelle pour l'activité. Une cartographie des applications, croisée avec les irritants exprimés par les métiers, permet de les identifier.
Un premier succès rapide et visible est essentiel : il crée la confiance des équipes et de la direction, et donne l'élan nécessaire pour la suite.
Les conditions techniques
Pour que les nouvelles briques puissent coexister avec l'existant, quelques fondations sont nécessaires : des interfaces (API) bien définies entre les composants, une stratégie de synchronisation des données pendant la transition, un socle d'infrastructure moderne, souvent dans le cloud, et des tests automatisés pour sécuriser chaque mise en production.
L'agilité, mode de fonctionnement naturel
La modernisation progressive et l'agilité vont de pair. Des équipes produit pluridisciplinaires, réunissant métier et technique, livrent régulièrement de nouvelles fonctionnalités et intègrent les retours des utilisateurs. La feuille de route est revue régulièrement en fonction de ce qui a été appris. Pour les programmes les plus importants, un cadre d'agilité à l'échelle permet de coordonner plusieurs équipes.
Ne pas oublier l'humain
Toute transformation technique est aussi une transformation des usages. Un nouveau système, même excellent, échoue s'il n'est pas adopté. La conduite du changement doit donc accompagner chaque étape : implication des utilisateurs dès la conception, formation, accompagnement au démarrage, écoute des retours.
Une modernisation réussie ne se mesure pas au nombre de lignes de code réécrites, mais à la valeur apportée, étape après étape, aux utilisateurs.
Notre accompagnement
Digital Partners accompagne les entreprises à chaque étape : diagnostic de l'existant, construction de la feuille de route, pilotage des projets de refonte d'outils IT, mise en place des équipes agiles et conduite du changement. Et parce qu'une transformation n'est réussie que si elle dure, nous transférons à vos équipes les compétences nécessaires pour poursuivre en autonomie.